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La famille Mandeng

Madame Mandeng Philomene épouse Bassek

Madame Ngo Kobhio Marthe épouse Boyomo Onana

Monsieur Kobhio Bassek Christian

Monsieur Mandeng Bassek Cabral

Monsieur Bassek Bassek Fanon

Monsieur Bassek Emile Monsieur Bassek Ba Kobhio Junior

Mademoiselle Bassek Kenza Mara

Monsieur Mbelel Albert Monsieur Balock Ruben Madame Bikoï Sylvie épouse Kobhio

Leurs épouses, époux, enfants, et petits-enfants, ont le regret de vous faire part du décès de leur fils, mari, père, grand-père, frère, beau-frère, neveu et oncle,

BASSEK BA KOBHIO ÉMILE

survenu le 12 Mai 2026 à Yaoundé des suites de maladie.

 
 

L'homme et ses racines

Bassek Emile ” Bassek Ba Kobhio “ naît le 1er janvier 1957 à Nindjé, arrondissement de Ndom, dans le département de la Sanaga-Maritime au Cameroun. Fils de feu Kobhio Bassek Amos et de feue Ngo Nyemeck Mara, il grandit dans une famille qui lui transmet la fierté de ses racines culturelles. Marié, père de six enfants, il aura traversé sa vie d’homme avec la même intensité que son œuvre.

Bachelier du Lycée Général Leclerc de Yaoundé en 1976, il remporte la même année le concours africain de la meilleure nouvelle de langue française. Il intègre ensuite la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Yaoundé, où il obtient un DEUG de Philosophie et de Sociologie en 1978, une Licence en Sociologie en 1979 et une Maîtrise de Sociologie en 1980. Metteur en scène de la troupe théâtrale des Étudiants Associés, il se forme en parallèle aux métiers du cinéma sur le tas.

L'écrivain & le cinéaste

De 1981 à 1983, attaché littéraire aux Éditions CLE de Yaoundé, il est également chroniqueur littéraire à Radio Cameroun et éditorialiste dans plusieurs journaux camerounais et internationaux. Il publie Cameroun, la fin du maquis? Presse, livre et ouverture démocratique (essai politique) en 1982, puis Les Eaux qui débordent (nouvelles) en 1984, et le roman Sango Malo en 1989. Une œuvre littéraire foisonnante, complétée par d’innombrables articles de presse, conférences sur les arts et la culture à travers le monde, et scénarii écrits seul ou en co-écriture.

Après une brève expérience d’enseignant au Lycée de Mfou en 1981, il rejoint le Ministère de l’Information et de la Culture (MINFOC), où il gravit les échelons jusqu’au poste de Sous-directeur de la Cinématographie dès 1989. Après avoir exercé au sein de l’administration publique, il choisit de prendre une retraite anticipée afin de se consacrer pleinement au cinéma et à son développement en Afrique.

En 1991, son premier long métrage, Sango Malo, adapté de son roman éponyme, est retenu en sélection officielle au Festival de Cannes dans la section Un Certain Regard — une consécration immédiate. Le film reçoit en 1992 le Prix du public au Festival de Milan ainsi que le soutien enthousiaste du FESPACO. En 1994, Le Grand Blanc de Lambaréné confirme sa stature internationale, distingué par une Mention spéciale du Jury au FESPACO en 1995. En 2003, Le Silence de la Forêt, qu’il co-réalise, est retenu à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes.

Le Bâtisseur

Mais Bassek Ba Kobhio n’aura pas seulement filmé et écrit. Il aura construit. Dès 1991, il fonde Les Films Terre Africaine, société de production cinématographique. En 1996, il initie l’opération Écrans Noirs, qui devient dès 1997 le Festival Écrans Noirs, rendez-vous incontournable du cinéma africain, dont il sera le premier Directeur Général. En 2009, il fonde l’Association Écrans Noirs et en devient le Délégué Général ; l’association sera reconnue d’utilité publique en 2016. En 2021, il crée l’Institut Supérieur de Formation aux Métiers du Cinéma et de l’Audiovisuel de l’Afrique Centrale (ISCAC), contribuant ainsi à l’émergence d’une génération de professionnels capables de raconter les réalités de leur continent.

« L’Afrique se fera aussi par ses images, ses mots, ses artistes. »

Bassek Ba Kobhio est Chevalier de l’Ordre national du Mérite des Arts du Burkina Faso (2009), Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de la République française (2013), Chevalier de l’Ordre de la Valeur de la République du Cameroun (2017).

Il s’éteint le 12 mai 2026 à Yaoundé et laisse derrière lui une épouse, six enfants, et un continent qui lui doit une part de sa voix. Bassek Ba Kobhio avait compris, mieux que quiconque, que l’Afrique ne se fera pas seulement par ses politiques ou ses économies — elle se fera aussi par ses images, ses mots, ses artistes. Il a été l’un d’eux, l’un des plus grands.

Mardi 23 juin 2026

  • 20h00 : Veillée évangélique (VEDC) au domicile familial (Omnisport, derrière les impôts)

Mercredi 24 juin 2026

  • 18h00 – 22h00 : Petite veillée au domicile familial (Omnisport, derrière les impôts)

Jeudi 25 juin 2026

  • 14h00 : Levée de corps à l’Hôpital Général de Yaoundé

  • 15h00 : Arrivée et installation du corps au domicile familial (Omnisport, derrière les impôts)

  • 20h00 : Culte de veillée à la paroisse ADNA

Vendredi 26 juin 2026

  • 07h00 : Départ pour le village Nindjé par Ndom

  • 11h00 : Arrivée et installation du corps au domicile familial à Nindjé

  • 20h00 : Culte de veillée

Samedi 27 juin 2026

  • 09h30 : Début des cérémonies

  • 10h00 : Témoignages

  • 11h00 : Culte d’inhumation

  • 12h30 : Inhumation dans la stricte intimité familiale et remerciements

Repose en paix

Nindjé, 1957 – Yaoundé, 2026