Caravane Écrans Noirs du cinéma à la Mairie de Yaoundé 4:

Caravane Écrans Noirs du cinéma à la Mairie de Yaoundé 4:

UN MAGNIFIQUE CONCERT DE MUSIQUE ET UN  FORMIDABLE FILM AU PROGRAMME DES FESTIVITÉS DANS UN DÉCOR DE RÊVE

Il n’y a qu’un weekend de la Toussaint ,pour démarrer ainsi à l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé 4 à Ekounou. Il est 18h, ce vendredi 28 octobre 2021. Nous voici, comme des centaines d’autres visiteurs, à l’intérieur  d’un univers extraordinaire  à la fin d’une journée des plus ordinaires. Un vaste jardin public, fait de fleurs naturelles, de gazon finement taillé, de statuettes en pierres et de bancs publics à l’occidental .Des jets d’eau s’élèvent à plusieurs mètres du sol, embrassent harmonieusement l’espace ouvert à l’air libre, pendant des poussières de secondes; puis, s’évanouissent en une cascade heureuse et joyeuse dans une immense bassine de carreaux bleus. La petite scène, certainement commandée de manière automatique, se répète ainsi ,toute la nuit.  Devant les yeux grands ouverts du visiteur de l’esplanade-avant de cette Mairie du quartier Ekounou, dans la ville aux sept collines, des colonnes de projecteurs aux puissantes lumières jaunes, s’illuminent aussi intelligemment. Il y a, soudain, comme un sentiment de soulagement, d’émerveillement, de  bonheur; bref, de magie, de cette magie douce, fugace, difficile à capter, à capturer voire à captiver. À la fois silencieuse et bruyante,  cette étrangeté gagne tous les espaces et tout le monde .Y compris les cœurs de tous ceux qui se retrouvent là, à ces moments précis et précieux. La délicatesse, l’intensité de ces instants- là s’imposent, sans s’opposer. C’est comme une puissance invisible ,un pouvoir intouchable ,qui se pose sur tout et partout. Tels des éclairs sombres, dans une complicité qui se découvre ,elle même, séance tenante, des centaines de regards s’échangent rapidement et timidement. Avec une complicité aussi réelle qu’inattendue. Des regards fougueux, d’abord. Des regards interrogateurs, ensuite. Des regards amusés, presque’ immédiatement rassurés, enfin. Des échanges étranges. Sans parole. Une sorte de communication silencieuse. Sans le moindre bruit. Et, tout de même ,efficace!

L’AMBIANCE DE YAOUNDE IV

Mais, le calme est loin d’être total, dans cet espace-temps, dans ce décor de rêve. Des  ronflements sourds d’un  moteur neuf de véhicule 4×4,se fond de moins en moins discrets. Ils proviennent de l’esplanade-arrière de ce bel hôtel de ville. Au coin de l’allée fleurie qui débouche à l’esplanade -avant, apparaissent ,au premier plan, des escouades de policiers municipaux, tous remarquables dans leur tenue uniforme, qui ne laisse point de doute à l’imagination. D’où viennent ils ainsi et où vont ils si enthousiastes, à pas cadencés? Le véhicule qu’ils escortent ,avance lentement, sereinement, à leur rythme. Une demi-douzaine d’autres individus ,aux tenues disparates, manifestement quelques agents municipaux, se distinguent aussi dans ce groupe  visiblement fier d’impressionner des visiteurs encore étonnés  par ce spectacle à tout le moins curieux. Que se passe-t-il ? La réponse à cette préoccupation ,qui commence à tarauder quelques esprits non avertis, ne tarde pas outre mesure. C’est l’arrivée de Monsieur le Maire. Ses bureaux sont situés juste à quelques dizaines de mètres de là. Son cabinet, terme approprié, et d’ailleurs précisé sur les plaques indicatives visibles de tous, est situé au fond,en arrière de cette belle enceinte. Sans s’encombrer de protocole particulier, l’homme descend du véhicule ,calmement ,au niveau de l’estrade dressé par les techniciens des “Écrans Noirs”. Un grand écran. Un écran géant ,pour être également précis. Celui ci fait face à des chapiteaux remplis de chaises en plastique de diverses couleurs. Au cœur de cette scène ,qui annonce des projections cinématographiques, une table en bois où, justement, tout le petit matériel nécessaire est disposé. Sur une autre table, placée un peu en retrait, un pupitre dont des centaines de boutons impressionnent à l’entame du regard, au premier coup d’œil, en tout début d’ abord. C’est le dispositif de sonorisation. Ses enceintes acoustiques, trivialement ,ses baffles, une demi-douzaine, sont positionnées plus ou moins discrètement dans cet espace où se dessine vraisemblablement un spectacle de taille. ” Ça va bientôt chauffer ici”, lance, amusé et avec un petit sourire malicieux, le Maire à l’escouade de techniciens et régisseurs de spectacle venus spontanément à sa rencontre. La réponse, automatique, enthousiaste, à cette question, n’est même pas encore formulée par le responsable du projet qui fait face au Maire, que tout le monde alentour applaudit déjà chaleureusement. ” Très bien . À tout à l’heure. Bonne fête ! “,conclu l idyle municipale.

 

 NOCES D’ARGENT

Quelques sifflements stridents s’échappent de des gros appareils qui dominent alors la scène par leurs grosseurs. Il s’agit des ultimes balances, des derniers réglages des niveaux de sons. L’orchestre du fameux et mythique Ruben Binam est déjà à l’œuvre. Il compte une dizaine d’instrumentistes et autant de choristes. Ils paraissent tous jeunes . Ils sont dans la trentaine à peine et  pour le moins stylés dans leurs airs de branchés avec des costumes variés. Ces artistes s’installent sur scène, dans une chorégraphie inattendue et aussi rapide que simple. Ils se jouent  presque du protocole que des animateurs de service veulent peut être encore allonger inutilement. Ils engagent allègrement les premières sonorités musicales. Les centaines d’oreilles marquent leur agréable surprise.  Le public pousse des cris de joie. L’approbation est générale et totale. Les sons des batteries, du clavier ,du piano, des guitares, du saxophone ,des trompettes et de bien d’autres instruments montent et dansent dans les oreilles et les cœurs. Makossa, bikutsi, jazz, high life, disco, zouk.., tous les genres et rythmes passent et repassent. Les applaudissements se succèdent au rythme trépidant des prouesses artistiques authentiques. Quelques danseurs inspirés ,n’hésitent pas à se trémousser  et même à rivaliser d’adresses. La fête bat son plein. Les noces d’argent du festival international de cinéma, Écrans Noirs, déjà si formidablement  engagées le 20 août 2021 dans les salons de l’hôtel Akwa Palace à Douala, sont relancées, ici et maintenant, en vitesse. Avec une largesse des prouesses artistiques qui bercent les esprits épris de ces lambris de créations authentiques .Des prestations musicales, des caresses humoristiques. Boli Bolingo, invité-surprise, artiste éprouvé, au talent connu et reconnu, s’en donne à cœur joie. Et tout le monde de rire à gorge déployée. Pendant une demi heure que dure son numéro habilement travaillé, il est franchement difficile de retenir ses côtes. Du miel humoristique. Un pneu man show réussi.

   Vingt cinq années célébrées dans l’allégresse.

Les ” Écrans Noirs “du cinéma. Un quart de siècle de cinéma  sur les Africains, avec des Africains et pour les Africains. Il ne s’agit point de 25 mois, ni de 25 semaines, encore moins de 25 jours. C’est bien de 25 années d’un parcours non négligeable, qu’il s’agit. Tout le monde, ici-au regard des attitudes affichées par les uns et les autres- paraît s’en souvenir, avec des dates, des images, des faits précis. Il est vrai, les animateurs de la soirée l’on rappelé à suffisance .La fête gagne en intensité. L’air ambiant est chaud; malgré  la brise vespérale. L’ambiance est bon enfant. De 18 h à 21h, trois heures se sont déjà écoulées. Personne ne semble l’avoir réalisé. Exceptés , peut être, les présentateurs de l’événement, eux qui annoncent déjà l’heure des projections cinématographiques. Il y a les films des partenaires de l’événement En fait ,des écrans publicitaires de quelques secondes seulement. Il a aussi, le court métrage du cinéma-école ,au titre éloquent et fort évocateur : ” Initié par son frère”. Il y a surtout, le long métrage de la soirée : Le Ballon d’or. Un grand succès du réalisateur guinéen, Cheik Doukoure. L’odyssée formidable d’un enfant africain, pauvre, misérable; mais fou de foot. Passionné serait un qualificatif faible, pour en rendre compte véritablement. L’histoire réelle de la plupart des footballeurs du continent noir, vedettes internationales plus tard ; après des expériences difficiles , insupportables au départ. À la suite des épisodes incroyables; mais, soutenu par sa passion inextinguible et surtout un talent inégalable, notre jeune héros va s’envoler, gagnant, victorieux, heureux en Europe ,pour une grande aventure professionnelle. Que de dribbles déroutants, de buts impressionnants, de victoires punitives, entre-temps dans les championnats du village et même des villes voisines ?  Le public est resté accroché aux séquences successives du film, conquis par l’histoire, attaché au personnage. C’était passionnant, intéressant. Un régal. Un bonheur. Du trésor que beaucoup ont raté et qu’ils risquent de ne pas rattraper, s’ils ne s’assurent pas de s’informer et de réserver leur place ,du 17 au 27 novembre 2021 au Palais polyvalent des Sports de Yaoundé. Les noces d’argent du festival international de cinéma Écrans Noirs n’ont pas encore dévoilé tous les diamants de leur célébration.

 

Lazare ETOUNDI

(4) Comments

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