appel à contribution

 

Colloque international : appel à contributions

 

Cinéma de crise, cinéma en crise : la covid-19, une opportunité de réinventer le VIIème art  en Afrique?

 

              La quasi totalité des études consacrées au diagnostic des cinémas d’Afrique sont unanimes : c’est un secteur dont la fébrilité et la santé extrêmement  fragile ont toujours inquiété ceux qui s’en préoccupent. (Nwachukwu Frank Ukadike (1994), Olivier Barlet (1997), Sada Niang (2014, 2001, 1996) ou Alexie Tcheuyap (2005, 2011), Ngansop 1987).

Nés d’un accouchement difficile dans un contexte de violence coloniale,  portés par des structures au pied d’argile dans les années 1970 ( FODIC, SIDEC, CIDC…), les cinémas d’Afrique font face aux sempiternels problèmes  de rentabilité économique, d’ insuffisances de structures et de capitaux,  de dépendance aux  financements étrangers. (Sébastien Kamba, 1992; Guy Jérémie Ngansop, 1987). Tahar Chéria, en 1978, les présentait comme une tête (des auteurs et leurs films) sans corps (sans marchés, sans public, sans structures de distribution normale). Le trépas de l’exploitation conventionnelle  avec la disparition des  salles est venu,  telle une massue,  achever de révéler et dévoiler au grand public, la crise que connaît l’activité cinématographique en Afrique depuis toujours.  Un état que Jean-Pierre Bekolo  traite de cinéma mort-né  qu’il faut enterrer et arrêter la perfusion, sinon la pourriture s’installe

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call for contributions

 

Crisis cinema, cinema in crisis: covid-19, an opportunity to reinvent the 7th art in Africa?

 

Almost all of the studies devoted to the diagnosis of African cinemas are unanimous: it is a sector whose feverishness and extremely fragile health have always worried those who are concerned. (Nwachukwu Frank Ukadike (1994), Olivier Barlet (1997), Sada Niang (2014, 2001, 1996) or Alexie Tcheuyap (2005, 2011), Ngansop 1987).

 

Born from a difficult childbirth in a context of colonial violence, supported by structures with a foot of clay in the 1970s (FODIC, SIDEC, CIDC …), African cinemas face endless problems of economic profitability, insufficient structures and capital, dependence on foreign funding. (Sébastien Kamba, 1992; Guy Jérémie Ngansop, 1987). Tahar Chéria, in 1978, presented them as a head (authors and their films) without a body (without markets, without audiences, without normal distribution structures).

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